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vendredi 20 septembre 2013

LA PREMIÈRE PLACE - THE FIRST PLACE

Ah, cette fameuse première place qui jalonne notre route : dès les premiers temps être le premier à marcher, à parler, à faire du vélo,......autant de challenge à remporter aux yeux des autres et qui petit  à  petit vont devenir le leitmotiv de notre vie.













De la prime enfance remonte les souvenirs des carnets de notes à ramener à la maison en fin de trimestre et à faire signer aux parents. En serrant les fesses, certaines fois,
quand les résultats n'étaient pas fameux.
A l'époque de ma grande soeur, il y avait
des prix : prix d'excellence (pour le meilleur
des meilleurs), prix de lecture, de gymnastique...(par matière ensuite).
Or,  il est important pour que la société garde son organisation  actuelle en
strates que les gens et les choses soient bien classifiées en fonction de ses
propres normes. C'est la base de l'inégalité .
Certaines personnes gardent toute leur vie, accroché à elles, un sentiment
d'échec car elles ne réussissaient pas à l'école alors que  l'aptitude à apprendre
est un élément de base de la cellule "une et indivisible" de l'espèce(*). Il s'agit
de  la condition sine qua non de sa  survie, ses capacités à observer, à analyser
son milieu pour mettre en oeuvre son évolution.
De nombreux individus médiocres à l'école, se sont révélés des petits génies
par la suite, ils sont parvenus hors du contexte scolaire et par leur curiosité
naturelle à se servir de leurs compétences innées d'être  humain.
De là à penser que les premiers de la classe ne sont pas les plus intelligents
mais plutôt ceux qui rentreront le plus facilement dans le moule que la société
leur réserve, il n'y a qu'un pas. Je le franchis allégrement étant persuadée que
c'est pour elle le moyen de se préserver de bouleversements trop importants :
une place sur mesure ( de la haute couture ). Nous semblons cantonner dans
le méritoire pour nous faire accroire à des talents exceptionnels alors qu'ils ne
sont qu'originels et je crois que chacun peut y avoir accès.
Dans les entreprises  également,  il devient courant d'afficher les résultats de l'établissement, des succursales en concurrence, des employés en
compétitions incessantes. On nous impose un stress permanent de la première
place pour presser le citron jusqu'à la dernière goutte.
Et les parents qui  rentrent du travail  n'ont aucun mal à transmettre cette
nécessité de 1ère place à leur progéniture puisqu'ils s'en  alimentent encore
eux-mêmes dans leur quotidien.
N'est-il pas temps de s'interroger sur les nombreux suicides dans le milieu du
travail, sur l'apparition de la drogue à l'école (de plus en plus jeune) comme
dans le sport où la question de la première place est prédominante.
Est-ce bien là l'esprit d'une société en évolution ? Je considère que lorsque
tout est quadrillé, fléché de cette manière, l'innovation,  l'imagination devient
captive des limites imposées. L'homme ne supporte pas la stagnation, il a été
créé pour évoluer







Dans ce concept de "première place", il ne
peut y avoir qu'un vainqueur, les autres
sont maillots jaunes mais conservent l'espoir
de se hisser sur  la première marche du
podium au moindre faux pas du champion.
Il y a  tant de bénéfices à rester au sommet
(pour son propre égo et  les avantages
financiers) que cette place est chèrement
défendue par son propriétaire. Avoir son
poids en notoriété, argent, pouvoir, beauté,
intelligence....,une nourriture créée de toutes
pièces de l'extérieur, une alimentation qui
parait insuffisante ou mal appropriée par
les conduites addictives auxquelles elle entraîne à l'image d'un animal  de laboratoire qui appuyant sur un bouton  reçoit à la fois une décharge électrique et de la nourriture confondant avec le temps la souffrance et ses besoins naturels.
Nous voulons être maîtres de notre destin avec des  ingrédients qui ne sont
pas  faits pour notre bonheur comme si nous ne savions pas nous servir  
de notre intellect pour reconnaître ce qui est bon pour  nous ou s'il  était
plus réceptif aux artifices extérieurs qu'à notre propre évolution.
Par contre, notre  organisme semble jouer son rôle de cellule une et
indivisible (*) à la perfection :

    -partie "une" : les différences de morphologies, de couleurs, de coutumes qui
                        sont autant de mutations nécessaires à l'individu pour
                        s'adapter à son environnement

   - partie "indivisible" : nos ancêtres communs car nos venons tous de la même
                                 racine.

Malgré toutes nos connaissances,  notre "suprématie" mentale sur les
autres espèces, nous mourrons encore de faim, de guerres, d'épidémies ,
maintenant de stress de  la vie, de catastrophes naturelles dues au  mauvais
entretien de la planète sur laquelle nous vivons et dont nous avons pris la
gérance au nom de toutes les autres formes de vie.
Comment encore imaginer que nous sommes sur  la bonne route ?
Jusqu'à quand des "experts" parleront-ils à notre place pour nous faire
l'apologie  d'un monde où l'homme, et le vivant en général, n'a plus sa place ?
L'humain me donne l'impression d'avoir une épine plantée dans le pied : son
système économique basé sur l'argent qui devait structurer et améliorer les
choses de sa vie mais qui maintenant a pris le pouvoir en tenant les rênes
de sa survie dans ses mains crochues.
Je plains l'individu qui va se retrouver premier : riche, intelligent, beau  et
puissant mais seul sur une Terre désertifiée.
Croire en nous, ne serait-ce pas plutôt laisser officier notre vraie nature
(nos besoins intimes, vitaux et non pas manufacturés par la société) pour
s'octroyer une réelle liberté d'être ?



(*) je considère que nous sommes tous des cellules "1 et indivisible" de
l'espèce et nous sommes composés de deux éléments inséparables :

     - la part "1" : qui est la partie créatrice de l'individu, celle qui correspond
                           a notre besoin d'évolution

     - la part " indivisible" : qui nous relie à l'ensemble des autres membres
                                       de  l'espèce

lorsque l'une des 2 parties est manquante, la cellule devient malade,
défaillante, déséquilibrée.


             A LA SEMAINE PROCHAINE....

                                      .....POUR DE NOUVELLES AVENTURES




MY TRANSLATION 

 Ah, the famous first place that punctuates our path: from the earliest times to be the first to walk, talk, biking, ...... to win much challenges at the eyes of others and which gradually go become the leitmotif of our lives.


 







From early childhood goes back memories of notebooks to take home at the end of the quarter and to sign parents. Clenching the buttocks, some time when the results were not famous. 
At the time of my big sister, there was Awards: Excellence Award (for the best of the best) prices reading, gymnastics ... (by then matter). 
Indeed, it is important to ensure that the company keeps
its current structure in strata that people and things are well classified according to its own standards. This is the basis of inequality.

Some people keep all their lives, clinging to them, a feeling of failure because they do not succeed in school while learning ability is a base of the cell "one and indivisible" of the species (*). It is the sine qua non condition of survival, its capacity to observe, analyze its environment to implement its evolution. Many mediocre people in school, have proved to be little geniuses later because they have reached by their natural curiosity to use their innate skills of being human.
From there to think that the first of the class are not the most intelligent but those that will enter most easily into the mold that society reserves to them, there is only one step. I happily crossed being convinced that this approach preserves it from substantial changes : a custom-made place (from fashion design). We seem to confine meritorious to make us believe in exceptional talents while they 
they come to our origins and I think that everyone has access to them.
In business, too, it becomes common to display the results of the establishment, of branches in competition, employed in relentless competition.This constant stress of the first place allows squeeze the lemon to the last drop. 
And parents get home from work have no problem to be transmitted this requires first place at their offspring as they still feed themselves in their daily lives.
Is it not time to consider the many suicides in the workplace, on the emergence of the drug at school (increasingly younger) like in sports where the question in the first place is predominant ?
Is this really the spirit of a changing society ? I believe that when all is squared, arrowed this way, innovation, imagination becomes captive of these limits imposed. The human being does not support stagnation, it was created to evolve.


                                                                                    








In this concept of "first place", it may be only one winner, the others are yellow jerseys but keep hope to climb on the top step of podium at the slightest misstep of the champion.There are so many benefits to stay on top (for his own ego and benefits financial) that this place is dearly defended by his owner.
Have his weight into notoriety,money,power,beauty, intelligence .... a food fabricated from the outside, a diet that seems insufficient or improperly appropriated by addictive behavior that it causes like a laboratory animal that pressing a button receives both a shock and food with time confusing the suffering and natural needs.
We want to be masters of our destiny with ingredients that are not made to our happiness as if we did not know we serve our intellect to recognize what is good for us or if it was more receptive to external tricks at our own evolution. However, our body seems to play its role as one cell "one and indivisible" (*) to perfection:

     -part "one" : differences in morphology, colors, customs
                      many mutations are required for the individual to
                      adapt to its environment

    - Part "indivisible" : our common ancestors because our all come from the same 

                                root

Despite all our knowledge, "supremacy" of the mental on the other species, we still die of hunger, wars, epidemics, now the stress of life, natural disasters due to improper maintenance of the planet on which we live and which we took the management in the name of all other life forms.
How even imagine that we are on the right road? 
So when the "experts" they speak for us to make us praise a world where man and living in general, no longer has a place? 
The human makes me the impression of having a thorn in the foot: its economic system based on money that should structure and improve things in his life but now took power in holding the reins its survival in its hands hooked.
I pity the individual who finds himself first: rich, smart, handsome and powerful but only on a desertified Earth. 
Believe in us, would not rather let our true nature officiate (our intimate, vital needs and not these one manufactured by society ) for to grant ourselves a real freedom to be ?

(*) (*) I consider that we are all cells "one and indivisible" of the species and we are composed of two inseparable elements:

      - the part "1" : it is the creative part of the individual, which corresponds 

                           our need of evolution

      - the part "indivisible" : that connects us to all other members of the species

when one of the two parts is missing, the cell becomes ill, fails, unbalanced.



                             AT THE NEXT WEEK ......
 
                                             
......FOR NEW ADVENTURES


vendredi 12 juillet 2013

SE METTRE A LA PLACE DE QUELQU'UN - PUT ONESELF AT THE PLACE OF SOMEONE



Il s'agirait d'échanger de place
afin de vivre un instant à
l'endroit exact où l'autre réside.
Ainsi, il parait plus facile
d'obtenir une vue imprenable
sur son environnement immédiat.
Nous sommes en interaction
instantanée avec toutes les
informations extérieures qui
parviennent jusqu'à son être.
Si nous étions des machines,
nous n'aurions aucune difficulté à collecter,trier, classer, traiter et analyser
toutes ces données, c'est une tâche basique pour un ordinateur.
En tant qu'être humain, nous  possédons des atouts supplémentaires, nous
pouvons non seulement les  quantifier et les qualifier mais également  les
interpréter en les confrontant aux connaissances généralement admises mais
également à notre expérimentation personnelle.
Cependant, malgré tous nos efforts, il nous manquera toujours un élément
incontournable des  différents ressentis : le vécu de l'autre. Ces racines
profondément  ancrées en nous et qui nous font considérer les évènements
de façon étonnante et prendre des  décisions qui semblent parfois incongrues
à nos proches.
C'est pourquoi même des frères et soeurs ayant une enfance commune
auront un regard divergent sur cette période identique car le parcours de
chacun commence au delà de la naissance.
Je pense que dans la plupart des lignées, il existe des fardeaux familiaux,
des missions filiales transmises de génération en génération que nous
endossons lors de notre venue au monde. De plus, nous  naissons
également des attentes des 2 parents qui nous ont conçus.
C'est un second plasma qui nourrit le foetus et dont on ne se débarrasse
pas à l'accouchement.
Par ailleurs se mettre à la place de quelqu'un, revient à occuper 2 places
comme le montre la photo, ce qui est impossible pour la petite cellule
"une et indivisible" de l'espèce (*) car elle deviendrait "divisible".














Il serait si pratique, par exemple, de se mettre
à la place de quelqu'un qui souffre d'une
maladie  et de par notre regard alentour, lui
dire "je sais ce qui te rend malade".
Malheureusement, nos yeux ne portent que
sur la partie visible, la part souterraine,
racinaire nous échappe car il ne s'agit pas de
notre histoire.
Ces liens personnels et familiaux ne peuvent être démêlés et dénoués que par le  malade lui-même, le tissage se trouve à l'intérieur de son propre corps.
Très souvent, une affection se déclenche à partir d'un fait actuel qui ouvre la
porte aux réminiscences d'un évènement du passé lointain.Un nerf resté à vif
dans l'organisme de la personne malade.
De l'extérieur nous ne pouvons appréhender que le moment présent et tenter
de comprendre les raisons de ce mal par rapport à la réalité de l'instant, c'est
un espace temps infime pour un récit débuté depuis bien longtemps.
Un jour, une personne m'a dit que son cancer du sein s'était déclenché à la
date anniversaire où sa soeur avait connu le même problème. Que fête-t-on
ainsi dans cette famille, à cette date ?
Une amie qui ne parvenait pas à avoir d'enfant et qui n'avait pratiquement
pas connu son père : les parents se sont séparés, la maman a gardé l'enfant
et le père est reparti dans son pays,  à l'étranger. Sa mère a refait sa vie et a
eu d'autres enfants. Cette amie a décidé un beau jour de retrouver son père,
avec difficulté, mais elle a réussi et lors de la rencontre son père lui a indiqué
qu'il lui écrivait régulièrement. Elle a compris que c'était sa mère qui jetait les
lettres, pour des motifs qui restent les siens. Peu de temps après son retour,
elle s'est autorisée à avoir 2 filles d'un coup, des jumelles. Je pense qu'enfin,
reconnue comme enfant, elle pouvait elle-même se reproduire.
Le cas  également d'un homme en fauteuil électrique, très mobile car il se
déplace beaucoup et il a 4 filles. Pourquoi que des filles ? Y a-t-il un danger
à se perpétuer en garçon à cause de l'infirmité ? Il faut noter aussi, la
similitude entre être "infirme" et être "infirmé" dans la vie de l'individu.
Pareillement, j'ai vu des peintures où le corps du personnage ou du peintre
lui-même est habité par un autre corps comme s'il n'était pas libre de
lui-même. J'imagine que ce sont, à l'identique, des problèmes dynastiques.
Lorsque que j'essaie de disséquer les situations, je ne porte pas de jugement
sur les attitudes ou les choix de chacun, je tente uniquement de mettre les
choses à plat pour en comprendre la logique. Nous avons très peu
d'informations sur ce relationnel filial et nos systèmes de communication
actuels ne nous permettent pas de repérer cette épine plantée dans le pied
de l'arbre généalogique et de s'en séparer à tout jamais.
Ces quelques cas montrent simplement que la question de la reconnaissance,
et donc de la place, est essentielle pour l'être humain.


(*) nous sommes tous cellule "une et  indivisible" de l'espèce et nous
sommes composés de 2 éléments indissociables :

   - une part "1" qui correspond à notre créativité, notre besoin
     d'évoluion

   - une part "indivisible" qui nous rattache à l'ensemble des autre
     membres de l'espèce



                                          FIN

*********************    BON WEEK-END  *************************

                                                                              














MY TRANSLATION IN ENGLISH  


 






It would exchange place to live for a moment exactly where the other resides. Thus, it seems easier to get a breathtaking view of its immediate environment. 
We are instant interaction with all the information that reach outside his being.
If we were machines, we would have no difficulty in collecting, sort, classify, process and analyze these data, it is a basic job for a computer. 
As human beings, we have additional advantages, we can firstly quantify and qualify them and secondly interpreted them by comparing them with generally accepted knowledge but also our personal experimentation.
However, despite our best efforts, he still missed an element inescapable different feelings: the real-life experience of the other. These deep roots anchored in us and make us consider the events in a way amazing and make decisions that sometimes seem incongruous to our loved ones. 
This is why even brothers and sisters with a common childhood have a divergent view of the same period as the path of everyone starts beyond the birth.
I think in most lines, there are family burdens subsidiaries mission handed down from generation to generation we put on when we came into the world. In addition, we are born also the expectations of two parents who conceived us. 
This is a second plasma that nourishes the fetus which we do not get rid to childbirth.
Furthermore put oneself at the place of someone, is to occupy two places as shown in the photo, which is impossible for the small cell "one and indivisible" of the species (*) because it would become "divisible". 


 

                                                                          



It would be so convenient, for example, to put oneself at the place of someone who suffers from a disease and in our surrounding glance, say to him "I know what makes you sick." Unfortunately, our eyes are on the visible part, the underground part, root escapes us because it is not our history.
These personal and family ties can be unraveled and untangled by the patient himself, weaving is inside his own body. 
Very often, a disease is activated from an actual fact which opens the door to reminiscences of an event from the distant past.
Nerve remained alive in the body of the sick person. 

From the outside we can only understand the present and try to understand the reasons of this evil compared to the reality of the moment, this is a small space of time for a story started long ago. One day, someone told me that her breast cancer had triggered the anniversary date where his sister had experienced the same problem.
What party do you well in this family on that date?

 A friend who could not have children and had virtually not known his father:
the parents separated, the mom has kept the child and the father returned to his country abroad. Her mother has a new life and had other children. This friend decided one day to find his father,with difficulty, but it was successful and during the meeting his father told her he wrote to her regularly. She understood that it was her mother who threw the letters, for reasons that are her own. Shortly after her return, she is allowed to have two girls at once, twin. I think finally, recognized as a child, she could reproduce. 
Also the case of a man in an electric chair, very mobile because he moves a lot and he has four daughters. Why only girls? Will he a danger to perpetuate himself as a boy because of the infirmity? Note also the similarity between being "invalid" and be "invalidated" in his individual life.
Similarly, I've seen paints where the character's body or painter himself is occupied by another body as if he was not free for himself. I guess they are, identically, dynastic problems. 
When I try to dissect situations, I do not judge on attitudes or individual choices, I try only to the things flat to understand the logic. We have very little information on this filial relationship and our communication systems present do not allow us to identify the thorn in the foot family tree and dispose of it forever. 
These few cases simply show that the question of recognition, and therefore the place, is essential to human beings.



 (*) We all cell "one and indivisible" of the species and we are composed of two inseparable elements:

          - a part "1" corresponding to our creativity, our need of evolution

          - a part "indivisible" that connects us to all other members of the species



                                             THE END

**********************        GOOD WEEKEND       *************************

 

vendredi 5 juillet 2013

AVOIR LA BONNE OU LA MAUVAISE PLACE - HAVE THE RIGHT OR THE WRONG PLACE








 AVOIR LA BONNE PLACE   

Cela semble très clair dans notre petit monde.
D'abord, il y a l'expression "une place au
soleil" qui confère à cette situation de la
clarté, de la chaleur...de quoi permettre
à la petite cellule humaine de pousser dans
les meilleures conditions.
Mais c'est aussi l'éclat de l'or qui permet
de s'offrir à peu près tout dans nos
collectivités sauf ce qui correspond
réellement à nos besoins. Il brille de tous
ses feux comme une dent en métal  précieux
dans une bouche, estompant toutes les autres, cariées.
Cette bonne place doit être assez attrayante pour faire envie puisqu'il faut se
battre afin de l'obtenir.
Comment maintenir cette émulation ? L'essentiel est de savoir doser le nombre
de places disponibles pour que l'espoir d'en remporter une, un jour ou l'autre,
ne se transforme pas en désespoir.
Il n'y a pas beaucoup de choix dans les critères mis en exergue par la société,
ce sont le pouvoir, l'argent, les études, la beauté...
En sachant que nous sommes dans une économie marchande et que toutes les
places en relation directe avec cet univers sont de par nature avantagées.
Un exemple : un artiste ,qui met en oeuvre ses capacités de création, va être
largement plus imposé qu'une personne travaillant dans les affaires car ce sont
les pairs mis en place par les rouages du système financier qui décident des lois.
Cependant, malgré tout ses attraits, elle ne semble pas totalement combler les
voeux de ses bénéficiaires. En effet, sous le soleil ambiant, il  existe autant
d'individus en addiction que dans les autres strates de la communauté.
Ce qui me laisse à penser que c'est loin de représenter la panacée universelle.
Voilà de quelle façon j'imagine ce microcosme : pour le reste du groupe humain,
il s'agit d'une glace . Aux yeux des autres, il n'apparait que le côté
miroir, réfléchissant le bonheur et la joie de vivre, alors qu'en fait les "idoles"
sont tapies du côté sans tain, dans l'ombre, à espérer que quelqu'un perce le
rayonnement de la glace pour entendre leurs vraies attentes.


                                                                



LA MAUVAISE PLACE

Dans la mesure où les places
n'ont pas la même valeur, il est
indispensable que la médaille
ait son revers sinon il n'y a
plus de stimuli.
C'est l'existence de la misère
qui donne tout son poids à la
richesse : les contraires se repoussent.
Je visionne actuellement un reportage (*) qui parle de la guerre contre la
drogue aux États unis C'est un problème récurrent et les hostilités semblent
avoir débutés dans les années 60 avec le président Nixon. Mais on apprend
que la population blanche américaine utilisait les drogues (cocaïne, opium,
chanvre...) depuis très longtemps comme des médications sans que cela
ne pose de problème, elles étaient considérées comme palliatif aux difficultés
de la vie.
Les Etats unis ont toujours eu des périodes migratoires où d'autres peuples,
essentiellement de la main d'oeuvre bon marché, sont venus travailler sur des
gros chantiers. C'est au moment où le travail devient en recession que la
chasse à la drogue commence :

              - Les chinois pour l'opium
              - Les mexicains pour la marijuana
              - Les afro-américains pour la cocaïne et toutes les plus récentes

Ainsi on évite de parler de conflit racial.
La migration intérieure de la population noire s'est déroulée dans les années
50, du sud vers le nord pour trouver du travail dans les grandes villes.
Cela a duré une dizaine d'année et une autre crise s'est installée créant les
ghettos et petit à petit, la revente de drogue pour survivre.
Personnellement, je vois 2 intérêts à cette situation, d'une part maintenir une
frange de la population dans la mauvaise place et d'autre part servir des enjeux
économiques pour le monde de l'argent.
Voilà les résultats des mesures prises depuis 50 ans pour lutter contre la drogue :

              - L'argent considérable investit dans cette lutte ne crée aucun emploi
                autre que gardien de prison

             -  Les lois permettent de ne s'attaquer qu'aux petits trafiquants d'où
                le taux d'emprisonnement le plus élévé au monde avec des budgets
                faramineux pour construire des prisons

             -  Dans la police, les primes liées à l'arrestation de délinquant
                détenant de la drogue font que les autres délits deviennent
                peu rémunérateur entrainant une hausse de la criminalité

             -  Il est échangé de la main à la main des millions de dollars
                jamais réinvestis dans l'économie

             -  aucune mesure de réinsertion ou de formation et le dossard
                ancien détenu dans le dos à la sortie de prison. Or tant qu'ils
                n'auront pas la possibilité d'obtenir un travail ils se cantonneront
                aux activités qu'ils connaissent depuis toujours, la consommation
                et la revente

             -  une réserve de dealers potentiels toujours disponible avec les
                frères, les soeurs, les femmes, les enfants restés au ghetto et
                devant survivre.

             -  pendant que l'on parle de la guerre contre la drogue, on aborde
                pas les vraies difficultés du pays

Un des intervenants, médecin, précise que le problème n'est pas de soigner
l'accoutumance à la drogue mais d'enrayer les souffrances de toute une
population laissée pour compte qui utilise la drogue pour oublier.

C'est vraiment l'exemple type d'une mauvaise place qui se perpétue de
génération en génération comme une fatalité incontournable alors qu'elle est
orchestrée.


 (*) Le documentaire a été diffusé le 2 juillet par Arte,
 il s'appelle "les Etats unis et les drogues"


............................................... BON WEEK-END...................................................................




  

MY TRANSLATION 

 


          


HAVE THE RIGHT PLACE


It seems very clear in our little world.
First, there is the phrase "a place in the sun" which gives this situation clarity,warmth ... enough to allow the human small cell
grow in the best conditions. But it is also the

luster of gold can afford just about anything  
in our communities except that which is really 
our needs. It shines in all its glory as a tooth  
metal valuable in a mouth, blurring all the others, decayed. 
The right place must be attractive enough for the motivation to fight to get it.
How to keep this emulation? The essential thing is know how to balance the number of places available for the hope of winning a one day or the other,do not turn into despair. 
There is not much choice in the criteria put forward by society, these are the power, money, education, beauty ...
Knowing that we are in a market economy and all places directly related to this universe are advantaged . An example: an artist who uses his creative abilities, will be more widely imposed that a person working in the business because they are peer set up by the machinery of financial system who decide laws. 
However, despite all its attractions, it does not seem completely fill wishes of its beneficiaries. Indeed, under the ambient sun, there are as individuals in addiction than in other strata of the community.
Which leaves me to believe that this is far from being the universal panacea. 
That's how I imagine this microcosm : for the rest of the human group, it is a mirror. The eyes of others watch the side mirror, reflecting the happiness and joy of life, when in fact the "idols" are hidden side without silvering in the shadows, hoping someone pierces its reflection to hear their true expectations.

                                                                                         






 THE WRONG PLACE

To the extent that the place does not have the same value, it is essential that the medal has its reverse otherwise there is no stimuli. 

It is the existence of misery that gives full weight to the wealth : opposites repel. 
I am currently viewing a reportage (*), which speaks of the war against the  drugs in the United States This is a recurring problem and hostilities seem having begun in the 60s with President Nixon. But we learn the white American population used drugs (cocaine, opium, hemp ...) for a long time as this medication without problem, they were considered palliative to the difficulties of life .
The United States has always been migration periods where other peoples, essentially labor cheap, came to work on large projects. This is when the work becomes in recession that the hunt for the drug begins:

               - Chineses for opium 

               - Mexicans for marijuana
               - Afro-americans for cocaine and all the latest

This prevents talking about racial conflict. 

Internal migration of the black population took place in the years 50, from south to north to find work in the big cities. It lasted ten years, and another crisis was installed creating ghettos and gradually, drug dealing to survive. 
Personally, I see two interests with this situation, on the one hand maintain segment of the population in the wrong place and secondly serve economic issues for the world of money. 
These are the results of actions taken 50 years to fight against drugs:

                  - The considerable money invested in this fight does not create
                     jobs other than a prison guard

                  - The laws allow only tackle small dealers with the result most 

                     High incarceration rate in the world with astronomical budgets 
                     to build prisons

                  - In the policy, the bonus linked to the arrest of delinquent
                    holding of drugs make other crimes become
poorly paid
                    causing an increase in criminality

                  - It was traded from hand to hand millions of dollars never  

                     reinvested in the economy

                 -  Any measures or rehabilitation training and  former inmate 

                    written in the back to release. But they  will not have the ability
                    to get a job so they will remain in the activities they have always 
                    known,consumption and resale

                 -  A reserve of potential dealers always available with brothers, 

                    sisters, women, and children stayed in the ghetto forced 
                    survive.

                 -  While we talk about the war against drugs the real problems  

                    of the country are not addressed

One of the speakers, doctor, says that the problem is not treated addiction to drugs, but to stop the suffering of an entire left behind people who use drugs to forget. 

It really is a typical example of a bad place that continues to generation to generation as an inevitable fate when she is orchestrated.



(*) The documentary was aired on July 2 by Arte
 it's called "the United States and Drugs"



......................................................GOOD WEEKEND....................................................... 


                                                                                 

vendredi 28 juin 2013

RESERVER SA PLACE - RESERVE HIS PLACE







Cet acte est très couramment
utilisé dans la vie quotidienne.
En échange d'un supplément
à acquitter ou non, on s'offre
un siège dans un moyen de
transport ou dans une salle
de spectacle qui ne sera qu'à
soi, si tout va bien, le jour "J".
Le fait de payer par avance, de prévoir ses déplacements et ses loisirs de
plus en plus tôt, permet aux structures accueillantes de prévoir le nombre
d'entrées ou d'organiser l'affluence mais elle présente aussi  l'avantage de
responsabiliser l'acheteur car s'il change d'avis ou s'il a un contretemps,sa
place est remboursée seulement en  partie ou perdue pour toujours.
La personne se sent ainsi obligée d'aller jusqu'au bout de sa démarche coûte
que coûte.
Ce phénomène fait disparaître, peu à peu, l'envie de dernière minute, cet
espace temps qui est en adéquation avec nos besoins. La planification exigée
nous contraint à nous projeter dans le futur sans vivre la spontanéité du
moment présent.
Le système marchand nous habitue à accepter plusieurs concepts :

                - qu'il y a un prix à payer pour avoir quelque chose

                - que nos désirs doivent être programmés

                - rien de bon ne se vit dans l'immédiat

Et toujours cette notion de devoir effectuer une action pour obtenir une place.
Un amalgame se construit, lentement mais sûrement dans les têtes, entre
les différents sens du mot "place" :

              - Cette place à prévoir est à acheter ? à louer ? En tout cas,
                elle ne semble pas m'être due....

              - De quoi parle-t-on : d'un siège ou de mon espace personnel ?







Notre système économique
permet toutes les dérives
puisqu'il est basé sur une élite
qui s'octroie les privilèges de
son choix. Il n'y a aucune
raison  que la question de
place y échappe, bien au
contraire, car c'est l'élément
déficient dans le monde de l'argent.
Ce que vous ne concevez pas pour les autres, vous ne pouvez pas le concevoir pour vous-même donc cette place nécessaire à la vie, comme tout ce qui les entoure n'a de valeur que si elle a un coût et ils l'achètent. Pour eux, pour leurs enfants, leurs relations dans un petit monde clos où ils tournent en rond (cela me fait toujours penser à un petit aquarium !).
L'appât du gain, ce qui approvisionne les rouages de cette gigantesque
machine, a remplacé leur part d'indivisible (*). Au lieu de se nourrir de
façon énergétique, en évolution dans leur créativité comme cellule humaine,
 ils entretiennent quelque chose de stérile qui ne travaille qu'à sa propre gloire.

C'est la raison pour laquelle, il n'y a jamais d'assouvissement car tant que nous
n'alimentons pas nos besoins réels, nous restons sur notre faim.
Nous devenons comme des souris de laboratoire : nous appuyons sur le
bouton "Money", puisque nous ne connaissons que celui là, pour avoir
quelques graines.
Vivant en cage, nous n'avons pas la liberté d'explorer d'autres manières
de nous restaurer, nous survivons dans un univers de stimuli orchestrés.

Pour ma part, je ne pense pas le monde en places réservées ou à réserver
car ces mécanismes vont à l'encontre de toute créativité qui a besoin de
liberté pour s'exprimer.
Je considère cette place comme unique, inaliénable et due à chacune des
cellules "une et indivisible"(*) de l'espèce humaine.
Ces sont les situations vécues (travail, habitat, vie amoureuse...) qui devraient
être en mouvance pour que nous puissions toujours enrichir notre existence en
évolution, de nouvelles expériences.

J'imagine que cela pourrait rallumer l'étincelle de vie dans nos yeux trop
souvent éteints.


               ....................BON WEEK-END ENSOLEILLE !.....................
                            

(*) je crois que nous sommes tous une cellule "1 et indivisible" de l'espèce.
Elle est composée de 2 éléments :

   - la partie "1" : qui correspond à notre besoin de créativité en tant
     qu'individu programmé pour l'évolution

   - la partie "indivisible" : qui traduit le lien indéfectible avec l'ensemble
     des autres membres de l'espèce

Lorsqu'un des constituants vient à manquer, la cellule devient défaillante,
malade, déséquilibrée.














MY TRANSLATION : RESERVE HIS PLACE









 This attitude is very commonly used in daily life. In exchange for an additional to be paid or not, it offers a seat in a means of transportation or
in a playhouse that will be only ours, if all goes well, the "D" day.
The act of paying in advance to predict his movements and leisure,  earlier and earlier, that allows at the welcoming structures to provide the number of entries or organize the influx, but it also offers the advantage to give some responsibilities at the buyer because if he changes his mind or if he has a setback,his place is only partially repaid or lost forever. The person feels so forced to go through with the process whatever happens

Gradually, this phenomenon leads to the disappearance of the last minute envy, this space-time which is in keeping with our needs. The mandatory planning requires us to projecting ourselves into the future without to live the spontaneity of the moment.
The commodity system accustoms us to accepting  several concepts:

                                   - There is a price to pay for something

                                   - That our desires must be programmed

                                   - Nothing good to live in the immediate

And always this notion of having to perform an action to get a place. 

An amalgam is being built, slowly but surely, in the minds between the different meanings of the word "place":

                     - This expected place is to buy? for rent? In any case,
                        it does not seem to belong to me Free

                     - What are we talking about : a seat or my personal space?




                                           






Our economic system allows any abuses since it is based on an elite which provides itself  the privileges of its choice. There is no reason that the question of place escapes , on the contrary, because it is the element deficient
What you can not conceive for others, you can not design it for yourself like that place necessary to life,  everything around them has value only if it has a cost and they must to buy it . For them, their children, their relations in a small enclosed world where they go round and round (it always makes me think of a small aquarium!).
The lure of profit, which supplies the wheels of this gigantic machine has replaced their indivisible portion (*). Instead to eat energetic food for the evolving of their creativity as  human cell, they maintain a  sterile thing that works only its own glory.

This is why there are never  appeasement as long as we do not feed   our real needs, we remain unsatisfied.
We become like laboratory mice, we press on the "Money" button, since we know this one, for have some seeds.
Living in a cage, we do not have the freedom to explore other ways to restore us, we survive in a world of stimuli orchestrated.

For my part, I do not think the world with a reservation or reserved places because these mechanisms are against  any creativity which needs freedom to express itself.
I consider this place as unique , inalienable and due to each cells "one and indivisible" (*) of the human species.
These are the real-life situations (work, home, love life ...)which should be fast moving, so we can always enrich our  lives in evolving of new experiences.

I imagine it could rekindle the spark of life in our eyes too often dull.



                           ...................HAPPY WEEKEND...............................



(*) I think we're all a cell "one and indivisible" of the species. It is composed of two elements:

                          - The part "1" which is our need for creativity
                            as an individual programmed for the evolution


                         - The part "indivisible" : that reflects the unbreakable link with all
                            the other members of the species

When one of the components is missing, the cell becomes defective, sick, unbalanced.